Dans la nuit du 17 au 18 Octobre 1969, « La Nativité avec St François et Saint Laurent », peinte par Le Caravage, est dérobée. Elle ne sera jamais retrouvée. En 2011, un citoyen polonais demande officiellement à l’Etat l’autorisation d’épouser un tableau ; il est tombé amoureux du modèle (le tableau date de 1953).
Ce sont les deux faits qui m’ont inspiré cette pièce. Dès lors, mon premier désir fut de raconter une histoire. Mon second désir fut de la rendre accessible au plus grand nombre dans la forme. Mon troisième désir, d’aborder à travers cette histoire des thèmes qui me sont chers : l’identité, la quête de sens, la magie (blanche ou noire) de l’amour, le rêve, la vulnérabilité, la force et le poids de l’image dans nos vies…
« Pour l’amour de l’art » pourrait se définir comme un thriller en ce sens qu’une tension doit tenir le spectateur jusqu’au bout. Cela commence comme une comédie, s’enfonce dans le drame, tend vers le tragique, et se dénoue comme... surprise ! Je souhaite avant tout que le spectateur soit « pris » et passe un bon moment. L’écriture et le découpage ont un côté volontairement cinématographique dans le but de créer un rythme particulier. La musique aura sans doute également une place importante pour accentuer ce côté cinématographique, mais aussi onirique du projet.
Résumé :
Un homme et une femme, Julien et Julia. Tous deux sont trafiquants d’art et recherche la même œuvre : un tableau du Caravage disparu en 1969 et jamais retrouvé. Ils sont chacun persuadés que l’autre le possède, mais il semble finalement que ni l’un ni l’autre ne l’ait. Cela ne les empêchera pas d’être victimes d’un coup de foudre. Ils décident alors de cesser le trafic d’art et de se ranger.
Un an plus tard, le meilleur ami de Julien, David, lui offre tout le nécessaire pour se mettre à la peinture. Julien va alors se découvrir une vraie passion, une passion dévorante et aliénante. Il va surtout peindre un tableau représentant une femme, et tomber totalement amoureux de sa toile. Julia va tenter de le raisonner en vain. Elle va s’en remettre à David qui sera lui aussi envoûté par la toile et qui, persuadé qu’elle est d’une grande valeur, va tenter de la dérober. Il y perdra la vie. Julien va alors réagir, tout arrêter, et se séparer du tableau.
Mais Julia n’en sort pas indemne. Elle demeure hantée par la jeune femme du tableau et finit par la voir partout, jusque sous les traits de Julien. A bout de nerfs, elle lui propose un marché : sortir de sa vie en échange d’un tableau d’une valeur inestimable. Elle sort alors la toile du Caravage, qu’elle avait juré ne pas avoir. Tout est anéanti.
Finalement, une ultime pirouette montrera que tout cela n’était qu’un rêve…